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L’accompagnement des personnes avec un handicap psychique

L’accompagnement des personnes avec un handicap psychique

La notion de handicap psychique a été reconnue par la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Elle a ainsi permis de créer de nouvelles méthodes d’accompagnement dans le secteur social et médico-social. Les troubles psychiques représentent aujourd’hui un enjeu majeur de prise en charge, car ils concernent presque 25% des Français. Des recommandations de bonnes pratiques professionnelles ont donc vu le jour afin d’apporter des repères aux professionnels travaillant au contact de ces publics. Quelles sont les spécificités de ce type de handicap ? Quels sont les différents besoins pris en compte dans l’accueil et l’accompagnement des personnes atteintes d’un handicap psychique ? Pour les intervenants du champ social et médico-social, la formation est plus que jamais indispensable pour mener à bien leurs missions.

Le handicap psychique revêt plusieurs particularités

Les maladies psychiques sont plus ou moins handicapantes en fonction du type de trouble et de la sévérité des symptômes. De manière générale, elles présentent de nombreuses caractéristiques :

Le handicap psychique ne doit pas être confondu avec le handicap mental

La personne atteinte de troubles psychiques garde ses capacités intellectuelles (ce qui n’est pas le cas pour le handicap mental), mais elle souffre souvent de troubles cognitifs (problèmes de mémoire, d’attention, etc.).
Les symptômes évoluent dans le temps, et comprennent des périodes de rétablissement, ce qui rend les troubles imprévisibles.
La prise en charge médicale est indispensable, et doit être adaptée en fonction de l’évolution de la maladie.
Les troubles apparaissent plutôt à l’adolescence et au début de l’âge adulte.
À l’inverse, les personnes atteintes de handicap mental sont détectées dès la naissance ou dans la petite enfance, et les symptômes évoluent peu.

Les troubles psychiques présentent d’autres spécificités

Bien souvent, les personnes présentant ces troubles sont stigmatisées, voire rejetées par la société. Leurs comportements peuvent faire peur ou susciter des moqueries.
De ce fait, elles sont isolées, n’ont pas de lien social, et sont en grande souffrance psychique, car elles sont incomprises par l’entourage.
Elles se caractérisent également par leur vulnérabilité, surtout si elles se retrouvent confrontées à de grosses difficultés (maltraitance, abus, etc.).
Malgré leurs troubles handicapants, certaines personnes n’arrivent pas toujours à demander de l’aide : elles peuvent avoir du mal à accepter leur maladie et vivre ainsi dans le déni, penser que les accompagnements proposés ne correspondent pas à leurs besoins, etc.
Elles n’ont pas toujours conscience de la gravité de leurs troubles, ce qui les conduit à les sous-estimer.
Elles peuvent parfois se déconnecter de la réalité (c’est le cas de la schizophrénie, par exemple).
Leur capacité d’agir peut être aussi altérée : elles ont du mal à débuter, faire une action.

L’élaboration du diagnostic est complexe

Les patients dont les troubles sont diagnostiqués entre 18 et 30 ans ont vécu « une première vie » avant la maladie. Cette période peut être teintée de symptômes peu remarqués ou compensés par l’environnement familial, qui met du temps à se rendre compte de la nécessité des soins. Cela est d’autant plus vrai lorsque ces signes sont peu dérangeants dans le système familial. Malgré tout, la maladie s’installe au fil du temps, et lorsque les soins se mettent en place, les possibilités de réinsertion professionnelle sont plus réduites et les troubles plus massifs (surtout après 25 ou 30 ans).

À titre d’exemple, si les symptômes liés à la schizophrénie débutent la plupart du temps entre 15 et 25 ans, les troubles bipolaires peuvent être détectés dans une fourchette plus large (entre 18 et 30 ans, voire 35 ans). Le diagnostic est compliqué à poser d’autant plus que cette maladie est difficile à différencier des troubles de la personnalité tant qu’une crise ou décompensation majeure n’est pas survenue.
Ces personnes ont déjà pu s’insérer dans la vie active, ont une vie sociale, ont fondé une famille, et la maladie s’installant progressivement, les troubles apparaissent insidieusement au fil du temps.
Lorsque le handicap est avéré, les sujets perdent leurs capacités d’insertion professionnelle et sociale, et doivent faire le deuil de leur vie d’avant. Cela complexifie la prise en charge, car les patients ont tendance à confondre le début des troubles avec l’instauration d’un traitement. Ils rendent alors le médicament responsable de leurs difficultés alors qu’il s’agit de la maladie psychiatrique.

L’établissement du diagnostic est donc une étape particulièrement délicate. Dans l’adolescence et au début de l’âge adulte, les acteurs de l’accompagnement restent prudents quant à l’annonce d’une maladie qui risquerait d’enfermer le patient. Ils prennent le temps d’observer l’évolution des troubles, leur durée, et le rétablissement éventuel après l’épisode de crise. Cela peut retarder la pose du diagnostic. De plus, tant que le cerveau n’a pas fini sa construction (jusqu’à 20 ans au moins, mais physiologiquement plutôt à 25 ans), les professionnels misent sur des réaménagements possibles. Le repérage précoce des symptômes est essentiel pour mettre en place toutes les aides favorisant une insertion ou désinsertion de la vie sociale, scolaire ou socioprofessionnelle.

Notons enfin que certains troubles psychiatriques peuvent débuter dans l’enfance. Il s’agit notamment de la psychose infantile, qui demeure à l’âge adulte. Néanmoins, un certain nombre de troubles psychiatriques présents dès l’enfance ne débouchent pas toujours sur un trouble de l’adulte, et peuvent même s’améliorer et céder. C’est le cas des troubles bipolaires de l’enfant, de la dépression, voire de certains troubles du comportement et de l’attachement.

Les structures sociales et médico-sociales doivent intégrer ces différentes spécificités pour ajuster au mieux leur accompagnement et favoriser l’inclusion sociale des personnes en situation de handicap psychique.

L’accompagnement des personnes souffrant de handicap psychique doit prendre en compte leurs besoins spécifiques

Les professionnels du secteur social et médico-social doivent adapter leurs accompagnements en fonction des besoins et des projets de vie des personnes présentant un trouble psychique, à savoir :

Les aider à prendre leur place dans la société et au sein de l’institution

Nous l’avons vu précédemment, une personne présentant des troubles psychiatriques peut avoir du mal à agir et à prendre des décisions. Son implication au sein de l’institution est importante, car elle doit pouvoir participer à l’élaboration de son projet personnalisé, en être l’actrice. Ce projet doit être créé à partir de ses attentes et aptitudes, et être adapté au fil du temps. Elle doit disposer des mêmes droits que tout autre individu, même si elle a du mal à exprimer sa demande. C’est ce qui lui permet de reprendre confiance et de pouvoir prendre ses propres décisions.

La loi du 11 février 2005 a reconnu le droit à la citoyenneté et à la participation collective aux personnes présentant un handicap psychique. L’objectif est de leur permettre de prendre part à la vie de l’institution et de la société (organiser des évènements, animer des ateliers, etc.).

Lever les stigmatisations fait également partie des objectifs de l’accompagnement par les professionnels du champ social et médico-social. La société met souvent à l’écart ces personnes qu’elle ne comprend pas ou qui font peur. Cela participe à la perte de confiance, l’isolement, le refus de voir leur handicap. Elles subissent des actes de discrimination, qui se retrouvent dans l’accès au logement, à l’emploi, etc. Les professionnels doivent prendre en compte ces difficultés, et mettre en place l’accompagnement dont elles ont besoin pour les solutionner. Ils peuvent aussi leur proposer un groupe d’entraide mutuelle, les aider à faire valoir leurs droits en cas de discriminations (les soutenir dans leurs démarches) et à développer leurs aptitudes à agir lorsqu’elles en sont victimes.

Leur proposer un accompagnement dans leur vie de tous les jours

Les personnes présentant des troubles mentaux ont du mal à effectuer certains actes de la vie quotidienne (se laver, prendre des médicaments, assurer leur propre sécurité, contrôler leurs dépenses, etc.). Certains lieux ne leur sont également pas accessibles, ce qui nuit à leur autonomie. Elles ont besoin de professionnels pour les accompagner dans leur vie de tous les jours (accompagnement à la mobilité, à la prise de traitements psychotropes, etc.). Ces derniers doivent travailler en collaboration avec les services intervenant à domicile et les aidants familiaux.

Cette tâche s’avère parfois délicate quand les personnes souffrantes n’ont pas conscience de leurs difficultés et ne voient pas la nécessité de demander de l’aide. Les intervenants doivent alors leur faire prendre conscience de l’importance d’une prise en charge

Certaines personnes peuvent avoir du mal à gérer leur budget, notamment si elles ont des addictions, des périodes d’achats compulsifs. Il se peut aussi qu’elles ne perçoivent pas les aides auxquelles elles ont droit, car elles ne sont pas informées ou ne savent pas faire les démarches. De plus, elles peuvent être victimes d’arnaques. Les professionnels doivent évaluer quel est l’accompagnement adéquat pour leur permettre d’accéder aux ressources financières (fournir une aide administrative, s’assurer que les aides sont renouvelées, prévoir une mesure d’accompagnement en matière budgétaire comme la curatelle, etc.).

De nombreux intervenants accompagnent la personne dans sa vie quotidienne : le CCAS (centre communal d’action sociale), les membres d’un GEM (groupe d’entraide mutuelle), les services psychiatriques, etc. Tous ces acteurs doivent coopérer pour se coordonner avec les accompagnements de chacun.

Le GAP ébauche une solution

Les membres du groupe participent collectivement à l’élaboration de solutions. La personne ayant exposé la situation problématique a la possibilité d’accepter ou non les axes de progression proposés par ses collaborateurs.

À la fin de la démarche, chacun doit repartir gagnant, c’est-à-dire que les participants doivent avoir le sentiment d’avoir des pistes de solutions, et surtout d’avoir avancé dans leur cheminement même s’il n’ont pas trouvé toutes les réponses à leurs questions.

Les soutenir dans leur vie relationnelle, sentimentale et familiale

Les troubles psychiques peuvent nuire aux interactions sociales (troubles du comportement jugés inadaptés par les autres, peur d’entrer en contact, etc.). Les individus présentant un handicap psychique peuvent être incompris, rejetés, c’est pourquoi les professionnels doivent les accompagner pour qu’ils puissent développer leurs habiletés sociales (c’est-à-dire des attitudes permettant de nouer des liens avec les autres).
Le GEM (groupe d’entraide mutuelle) a ici toute son importance, car il a pour but de rompre l’isolement et de favoriser le lien social. Les adhérents peuvent échanger et se soutenir.

Si les problèmes sont d’ordre familial (parents dans le déni de la maladie, peur des comportements, etc.), les proches doivent faire l’objet d’un soutien afin de reconstruire la relation familiale. Une médiation peut être organisée avec les professionnels compétents comme les services de médiation familiale, par exemple.

L’accompagnement dans la vie affective est aussi primordial, notamment si la personne émet le souhait de devenir parent.

Les personnes avec un handicap psychique étant souvent davantage victimes d’agressions, un accompagnement est nécessaire pour qu’elles puissent défendre leurs droits, et effectuer leurs démarches auprès de la justice. Si elles commettent des infractions, elles doivent être également informées de leur droit d’être défendues et être accompagnées dans leur réinsertion. Les professionnels du secteur social et médico-social doivent alors travailler en collaboration avec les services mandataires judiciaires à la protection des majeurs ainsi que les services de la justice, qui ne connaissent pas toujours bien le handicap psychique.

Les accompagner dans l’accession au logement

Pour pouvoir prendre en charge efficacement une personne vulnérable, il faut d’abord lui offrir un logement décent. La dimension du logement d’abord est donc primordiale : elle doit disposer d’un hébergement dans lequel elle se sent bien, et qu’elle a choisi.

Certaines personnes avec une maladie psychique vivent dans des lieux inadaptés, elles peuvent faire aussi l’objet de rejets par le voisinage et être difficilement maintenues dans leur logement actuel. Il faut alors les aider à obtenir un hébergement qui corresponde à leurs besoins, et dans lequel elles pourront s’intégrer. Soit la personne handicapée psychique dispose d’un logement autonome dans lequel elle signe son propre bail, soit elle intègre un hébergement (foyer de vie, maison d’accueil spécialisé, etc.). Ce projet doit être réfléchi avec les bailleurs sociaux, la MDPH (maison départementale pour les personnes handicapées), les professionnels des structures sociales et médico-sociales, etc.

Leur donner la possibilité de se former et d’accéder à l’emploi

De nombreuses personnes atteintes de handicap psychique souhaitent avoir un emploi. Les intervenants du secteur social et médico-social doivent collaborer avec la MDPH, le médecin du travail, les Cap Emploi, etc., pour qu’elles puissent accéder à une formation, à un retour à l’emploi ou conserver leur activité.

Le travail permet de s’intégrer socialement et de disposer d’un minimum de revenus, de vivre comme tout le monde et d’éloigner sa différence. Mais certains handicapés psychiques n’ont pas accès au travail en milieu ordinaire et se retrouvent dans des établissements spécifiques. Ce type d’emploi est pourtant possible si des aménagements sont mis en place (adaptation du temps de travail, accès aux soins, etc.). Pour envisager d’orienter vers un emploi dans le milieu ordinaire, les professionnels du champ social et médico-social doivent travailler en coordination avec la MDPH, les intervenants de l’insertion professionnelle et du soin, ainsi que tout autre acteur accompagnant la personne dans son projet professionnel.

Si la personne n’est pas suffisamment autonome, L’Esat (établissement et service d’aide par le travail) peut constituer la transition vers un travail en milieu ordinaire. Ces structures offrent une activité professionnelle ainsi qu’un accompagnement éducatif et médico-social.

Leur faciliter l’accès aux activités

Les personnes atteintes de maladie mentale ont peu confiance en elles, c’est pourquoi leur permettre d’accéder à des activités sportives, culturelles, de loisirs, etc., est un bon moyen d’y remédier. Mais il existe beaucoup d’obstacles à ces activités (comme l’accessibilité physique, par exemple). Les professionnels doivent alors réfléchir au type d’accompagnement possible en collaboration avec les acteurs locaux chargés de la vie sociale, culturelle, etc.

De plus, certains handicapés ne trouvent pas d’emploi suffisamment proche de leur lieu de résidence. La solution est de leur proposer des activités bénévoles, de s’engager dans des associations, etc., pour rompre l’isolement ou pour se former en vue d’une insertion professionnelle.

Leur permettre d’accéder aux soins

Les individus atteints de troubles psychiques ont besoin de soins psychiatriques, mais aussi de soins somatiques (pour traiter les maux physiques), car ils ont plus de risques de mourir prématurément. En effet, ils peuvent cacher ou négliger leurs problèmes physiques, certains traitements augmentent le risque de diabète, etc.

La famille est parfois mal informée des facteurs de risques liés à la maladie psychique, et le côté physique passe au second plan. Les soins psychiatriques et soins somatiques ne sont pas toujours bien coordonnés (pas assez de collaboration entre le médecin de famille, les établissements sociaux et médico-sociaux, et les services de psychiatrie). C’est pourquoi il est important d’assurer une continuité des soins entre les différents professionnels s’occupant du patient.

Le refus de soin est un élément important à prendre en compte en cas de handicap psychique. Certaines personnes considèrent qu’elles n’ont pas de pathologies, et refusent de se faire soigner.

Dans les structures sociales et médico-sociales, deux cas peuvent se présenter :

  • soit la personne n’a jamais bénéficié d’un accompagnement psychiatrique : les professionnels doivent alors sensibiliser le patient sur la nécessité d’élaborer un diagnostic et d’engager un premier suivi psychiatrique ;
  • soit la personne a déjà été soignée, mais a interrompu ses traitements : il faut alors l’intégrer dans un nouveau parcours de soins adaptés et permanents.

Dans les deux cas, les professionnels du secteur social et médico-social travaillent en collaboration avec les médecins et les professionnels de la psychiatrie.

Des évènements divers peuvent également générer des crises chez la personne malade. Cela peut conduire à une hospitalisation. Les professionnels doivent collaborer pour essayer de prévenir ces crises, les gérer si elles surviennent en renforçant leur prise en charge pendant ces périodes d’hospitalisation, et assurer la continuité de l’accompagnement quand la personne sort de l’hôpital. Ce soutien doit être particulièrement renforcé quand il s’agit de suicide.

Tout accompagnement peut s’avérer complexe à mettre en place, et les professionnels du secteur social et médico-social se sentent parfois démunis face à certaines problématiques. C’est pourquoi certains éléments sont à prendre en compte pour faciliter la prise en charge.

Un bon accompagnement est favorisé par le respect de certains critères

Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte :

Les intervenants doivent ajuster leurs accompagnements

Les professionnels doivent constamment adapter leur prise en charge en fonction de l’évolution des troubles psychiques. Ils doivent réduire ou accentuer l’accompagnement en fonction de leur importance, sachant que les malades connaissent des périodes de rétablissement. Pendant ces phases d’amélioration, il se peut qu’une désinstitutionnalisation soit envisagée.

Chacun doit travailler en partenariat

L’entraide et la coopération entre des acteurs aux compétences diverses sont essentielles dans la prise en charge des personnes atteintes d’un handicap psychique. L’accompagnement et les soins doivent ainsi être complémentaires. Il est aussi important que la famille du malade soit associée au projet. Cette collaboration ainsi que l’échange de pratiques permettent de créer un projet commun autour de la personne. Si les différents services proposent des accompagnements isolés, le suivi du patient ne peut être efficient.

Les professionnels ne peuvent faire l’impasse sur la formation

Les accompagnants solidement formés sont mieux à même de mettre en place des prises en charge qualitatives envers les personnes souffrant de handicap psychique.
Ces troubles étant très diversifiés, les professionnels peuvent avoir du mal à gérer certaines situations délicates. C’est pourquoi ils doivent acquérir un certain nombre d’aptitudes pour repérer les divers symptômes, et adopter les bonnes pratiques.

Chez Epsilon Melia, nous avons conscience des difficultés quotidiennes que peuvent rencontrer les acteurs du champ social et médico-social dans l’accompagnement de personnes avec un handicap psychique. C’est pourquoi nous avons créé plusieurs formations pour les aider à renforcer leurs compétences sur le sujet, et à redonner du sens à leurs missions :

Notre organisme de formation est certifié Datadock et Qualiopi afin de vous garantir la qualité de nos programmes. Si vous avez besoin d’informations complémentaires concernant nos formations sur l’accompagnement des personnes en situation de handicap psychique, n’hésitez pas à nous contacter.

Nous remercions vivement Anaïs Hubert, psychologue clinicienne, de nous avoir transmis des informations précieuses concernant le diagnostic du handicap psychique.